Pendant des années, trop de femmes ont quitté un rendez-vous médical avec plus de questions que de réponses. Trop de douleurs ont été banalisées. Trop de symptômes ont été mal interprétés. Aujourd’hui, des personnes d’ici souhaitent changer cette réalité.
Parce que la science et la médecine ont longtemps été pensées au masculin, la santé des femmes a été étudiée, comprise et soignée à travers un regard imparfait.
Pensons à l’endométriose, à la ménopause, aux cancers gynécologiques, aux maladies cardiovasculaires ou neurologiques, qui se manifestent différemment chez les femmes, entrainant des retards de diagnostic…
« C’est en constatant, année après année, les défis vécus par les patientes que j’ai souhaité passer à l’action. Il est essentiel que les femmes aient accès à des connaissances à jour, à des soins adaptés et à une meilleure compréhension des enjeux qui les touchent tout au long de leur vie. »
– Dre Sophie Desindes, cheffe du département de gynécologie-obstétrique à Santé Québec Estrie – CHUS et instigatrice du Fonds Santé des femmes
C’est pour faire partie de la solution que la Dre Sophie Desindes a proposé à la Fondation du CHUS de créer le Fonds Santé des femmes.
Dre Sophie Desindes, cheffe du département de gynécologie-obstétrique à Santé Québec Estrie – CHUS et instigatrice du Fonds Santé des femmes
Un fonds pour mieux accompagner les femmes
Lancé en mars 2026, le Fonds Santé des femmes vise à financer des initiatives concrètes, ici, en Estrie, pour mieux comprendre certaines réalités de la santé féminine.
C’est dans ce but qu’a été mise sur pied la campagne Agissons pour elles, dont Chantal Lacroix a accepté d’être porte-parole.
Chaque don contribuera à faire avancer la recherche, à améliorer les soins offerts ici même en Estrie et à mieux accompagner les femmes à chaque étape de leur vie. L’objectif est d’amasser au total 3 M$.
« Mon engagement auprès du Fonds Santé des femmes s’inscrit dans une continuité naturelle. J’ai la conviction que les femmes méritent un accompagnement adapté à leurs besoins. S’impliquer dans cette cause, c’est choisir d’agir concrètement en bâtissant un avenir où la santé féminine devient une priorité collective. »
– Chantal Lacroix, porte-parole
Quand les soins adaptés transforment des vies
Pour certaines femmes, obtenir enfin une réponse peut changer le cours d’une vie. Sarah Rodrigue en sait quelque chose. Pendant près de vingt ans, elle a cherché à comprendre ce qu’elle vivait avant de recevoir un diagnostic et l’accompagnement dont elle avait besoin.
« J’ai été en errance médicale de l’âge de 14 à 33 ans. Crises de larmes, insomnie, fatigue extrême, douleurs musculaires, maux de ventre, idées suicidaires : je souffrais le martyre de 5 à 10 jours par mois! Après des années à me sentir devenir folle, j’ai enfin eu accès à un médecin qui a reconnu mon trouble dysphorique prémenstruel et qui détenait les connaissances, l’empathie et l’expertise pour m’accompagner. Cette rencontre a, sans exagération, sauvé ma vie. Il est grand temps d’investir dans la recherche, d’approfondir les connaissances et de renforcer la formation sur la santé des femmes. »
– Sarah Rodrigue, patiente du CHUS et ambassadrice du Fonds Santé des femmes
Sarah Rodrigue, patiente du CHUS et ambassadrice du Fonds Santé des femmes
Le saviez‑vous ?
- Une femme sur huit sera touchée par le cancer du sein.
- Trois femmes sur quatre ressentent les symptômes de la ménopause, dont 15 % de façon sévère.
- Les signes précurseurs d’une crise cardiaque passent inaperçus chez une femme sur deux.
- Le cancer de l’ovaire demeure l’un des plus meurtriers, alors que la recherche a peu progressé depuis 40 ans.
Derrière ces statistiques, il y a des visages. Des mères, des sœurs, des filles, des amies, des collègues. Des femmes qui méritent d’être entendues, comprises et soignées selon leur réalité. Peut-être vous. Peut-être quelqu’un que vous aimez.



