Dans le cadre des soins et services en santé mentale, le mieux-être passe entre autres par des éléments bien concrets : un environnement serein et rassurant, une activité qui brise l’isolement, un moment pour souffler lors d’une période de grande fragilité...

Voici comment une donatrice de lFondation du CHUS contribue à ce mieux-être. 

Une expérience personnelle devenue source d’engagement

 

Dans un contexte où les usagers et usagères passent en moyenne près d’un mois à l’unité de psychiatrie du CHUS – Hôtel-Dieu de Sherbrooke, il est important de leur offrir un milieu accueillant et des occasions de se recentrer sur le présent, de faire une pause au cœur d’une période difficile et de se reconstruire, un jour à la fois. C’est ce qu’a compris Guylaine Bergeron quand elle a traversé une période de détresse psychologique qui l’a menée à une hospitalisation. 

Son expérience personnelle nourrit aujourd’hui son engagement auprès des personnes qui reçoivent des soins et services en santé mentale, plus précisément à l’unité de psychiatrie du CHUS – Hôtel-Dieu de Sherbrooke.  

Elle s’est d’abord impliquée comme bénévole à la Fondation du CHUS il y a quelques années avant de devenir donatrice. L’an dernier, par le biais de la Fondation, elle a financé l’achat de fauteuils berçants pour l’unité. Récemment, elle a décidé d’en faire plus en soutenant l’acquisition d’équipements destinés à améliorer le quotidien des personnes hospitalisées. 

 

Des gestes concrets qui adoucissent l’expérience des personnes hospitalisées

 

Parmi les achats rendus possibles grâce à la générosité de Guylaine : 

 

  • Du matériel les ateliers culinaires (batterie de cuisine et surface de cuisson) 
  • Des éléments pour l’aménagement d’une salle sensorielle (couvertures lourdes, diffuseur d’huiles essentielles, tapis relaxant) 
  • Une guitare 
  • Des fauteuils inclinables 
  • Un soccer sur table (babyfoot) 
  • De l’équipement sportif (gants de boxe, ballon de frappe, vélos stationnaires, poids et haltères, rameur assis, ensemble de Pilates) 
  • Des casques d’écoute à suppression de bruit, principalement destinés à l’urgence en santé mentale 
Une femme aux cheveux courts et veston vert.

Table de babyfoot offerte par Guylaine à l’unité de psychiatrie

Créer des moments de répit et de mieux-être 

 

Guylaine Bergeron a aussi offert à l’unité de psychiatrie des coupons échangeables dans des restaurants partenaires. Chaque semaine, cette initiative permet à des personnes hospitalisées de sortir du cadre hospitalier pendant un moment et de s’offrir une petite douceur sucrée ou salée. 

Une femme souriante aux cheveux bruns sur fond blanc.

Guylaine Bergeron, donatrice et bénévole à la Fondation du CHUS, et Tamara Pomerleau Doré, technicienne en éducation spécialisée, responsable de la transformation de la salle sensorielle

 

Sur le terrain, l’implication de Guylaine Bergeron est grandement appréciée par les équipes : 

« Guylaine travaille fort pour le bien-être de la clientèle. Elle ne compte ni son temps ni ses efforts pour contribuer à améliorer le séjour des personnes hospitalisées. Elle a véritablement le cœur sur la main et se démarque comme une partenaire extraordinaire. Nous partageons aussi le même désir d’être en mode action et d’oser être ambitieux. »

Mario Parenteau, chef de service à la direction des programmes en santé mentale et dépendance

Des retombées bien réelles pour les personnes hospitalisées

 

Selon Mario Parenteau, chef de service des unités des troubles psychotiques et des troubles affectifs, tous ces efforts ont des répercussions significatives dans le parcours des personnes hospitalisées.

« Les commentaires que nous recevons révèlent que les initiatives visant à rendre l’environnement plus accueillant contribuent à améliorer l’expérience d’hospitalisation et à créer un climat plus favorable au mieux-être. Les patients s’ouvrent davantage et discutent plus spontanément de ce qu’ils vivent lorsqu’ils se retrouvent dans un contexte moins protocolaire. »

Mario Parenteau

Répartie sur six étages, l’unité de psychiatrie accueille jusqu’à 28 usagers et usagères par étage et fonctionne presque toujours à pleine capacité. Les personnes hospitalisées proviennent de toutes les sphères de la société. 

Photo d’entête : Salle sensorielle aménagée à l’unité de psychiatrie, notamment grâce à des dons de Guylaine Bergeron

 

Lire aussi